Le Classement Définitif des Puissances en Arts Martiaux de Jin Yong

Je tiens à être clair d’emblée : il n’existe pas de classement définitif des puissances d’arts martiaux dans l’œuvre de Jin Yong arts martiaux. Jin Yong a délibérément évité d’en créer un. Les personnages de romans différents ne s’affrontent jamais. Les niveaux de puissance sont décrits en termes relatifs. Et les systèmes d’arts martiaux ne sont pas cohérents dans le canon — ce qui est considéré comme « suprême » dans un roman peut ne représenter qu’un niveau moyen dans un autre.

Mais cela n’a jamais empêché personne d’essayer. Voici donc ma tentative, avec raisonnement, avertissements, et la pleine attente que les lecteurs soient en désaccord violent.

Le problème de méthodologie

Avant de classer qui que ce soit, il faut reconnaître les difficultés fondamentales :

Le problème d’époque : Les romans de Jin Yong couvrent environ 700 ans. Les personnages de Demi-Dieux et Semi-Démons (dynastie Song du Nord) semblent plus puissants que ceux de Le Cerf et le Chaudron (dynastie Qing). Est-ce parce que les arts martiaux ont décliné avec le temps, ou parce que Jin Yong écrivait de façon plus extravagante dans certains romans ?

Le problème des exploits : Certains personnages démontrent leur puissance par des exploits spécifiques (Xiao Feng tuant un tigre d’un seul coup de paume). D’autres sont décrits comme puissants sans démonstrations claires (Zhang Sanfeng (张三丰) est « le plus grand artiste martial de son époque » mais on le voit rarement se battre à pleine puissance).

Le problème du contexte : La puissance d’un personnage dépend des circonstances. Guo Jing à la fin de Héros de la Conque est bien plus fort que Guo Jing au début. Quelle version classe-t-on ?

Le problème des affrontements : Les arts martiaux dans le monde de Jin Yong ne sont pas purement une question de niveau de puissance. Les techniques ont des contres spécifiques. Les Neuf Épées de Dugu (Dugu Jiujian, 独孤九剑) peuvent vaincre n’importe quelle technique à forme fixe, mais peuvent avoir du mal face à des techniques sans forme. Les classements qui ignorent la dynamique des affrontements sont simplistes.

Avec ces réserves, voici mon classement :

Niveau S : Les Transcendants

Ces personnages évoluent à un niveau qui semble dépasser les règles normales du monde des arts martiaux de Jin Yong.

| Rang | Personnage | Roman | Preuves clés | | ------ | --------- | ------ | ------------ | | 1 | Moine Balayeur (扫地僧, Sǎodì Sēng) | Demi-Dieux et Semi-Démons | Vainc sans effort Xiao Feng, Murong Fu, et leurs pères simultanément | | 2 | Dugu Qiubai (独孤求败, Dúgū Qiúbài) | Mentionné dans plusieurs romans | Invaincu de son vivant ; ses techniques sont suprêmes dans chaque roman où elles apparaissent | | 3 | Zhang Sanfeng (张三丰, Zhāng Sānfēng) | Épée céleste et Sabre dragon | Plus de 100 ans de cultivation ; inventeur du taijiquan ; décrit comme sans égal |

Le Moine Balayeur (扫地僧) est mon #1 car c’est le seul personnage qui démontre une supériorité absolue et sans effort sur plusieurs combattants de haut niveau en même temps. Il ne gagne pas simplement — il gagne tout en donnant une leçon philosophique, à peine en faisant d’effort. Sa puissance semble venir d’une source totalement différente des arts martiaux conventionnels.

Dugu Qiubai (独孤求败) est classé #2 malgré qu’il n’apparaisse dans aucun roman. Son héritage — les Neuf Épées de Dugu, l’épée de fer lourde, l’épée en bois, et enfin l’absence d’épée — représente

À propos de l'auteur

Expert en Jin Yong \u2014 Critique littéraire dédié aux œuvres de Jin Yong.

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